La plupart des guides de voyage vous diront que les deux pays sont abordables, que les deux ont des plages, que les deux ont de l’histoire. C’est vrai et c’est presque complètement inutile.
La vraie question n’est pas de savoir laquelle est la meilleure. C’est de savoir laquelle correspond au type de voyageur que vous êtes vraiment.
Si vous voulez de la plage
La côte bulgare de la mer Noire maîtrise bien les plages. Les Sables d’Or offrent 3,5 km de sable fin, le label Pavillon Bleu, et tout ce qu’une vraie vacance balnéaire requiert. La station possède même sa propre réplique de la Tour Eiffel haute de 32 mètres, un détail qui résume l’esprit des lieux mieux que n’importe quelle brochure.



La Roumanie a aussi ses plages. Mamaia, Vama Veche, Costinești. Elles sont différentes : plus locales, moins formatées, avec un caractère qui demande un temps d’adaptation.

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Si la plage est l’objectif, la Bulgarie facilite les choses.
Si vous aimez l’histoire
Les deux pays en ont. La différence réside dans la façon dont vous la rencontrez.
En Bulgarie, l’histoire se visite. La vieille ville de Plovdiv, Veliko Tarnovo sur sa colline, le monastère d’Aladzha creusé dans la roche. Tout vaut le détour, tout est bien conservé, tout est accessible.
En Roumanie, l’histoire a tendance à vous surprendre. Vous marchez dans une rue parfaitement ordinaire de Sighișoara et vous réalisez que les bâtiments autour de vous datent du XIVe siècle et que des gens y vivent encore. Vous traversez une vallée de Transylvanie et une église saxonne fortifiée apparaît dans un village que le tourisme a oublié. Vous arrivez à Bucarest en vous attendant à l’Europe de l’Est et vous découvrez des boulevards à la française et un opéra Belle Époque.

Ce n’est pas un hasard. Bucarest fut surnommée le Petit Paris et pour cause. L’influence française sur la Roumanie est profonde, bien plus que la plupart des voyageurs ne le savent. Une histoire que nous racontons en détail ici.
La Roumanie en a davantage, et elle vous en demande davantage. C’est soit un problème, soit tout l’intérêt, selon qui vous êtes.
Si vous voulez ressentir quelque chose
Les stations balnéaires bulgares sont internationales de la façon dont le sont toutes les stations balnéaires du monde. Les menus sont en six langues. Les animations sont conçues pour une accessibilité maximale. Ça fonctionne.
La Roumanie hors des grandes villes, c’est autre chose. Un village du Delta du Danube accessible uniquement par bateau, où la communauté lipovane pêche encore, parle encore son propre dialecte, cuisine encore comme il y a des générations. Une route de montagne absente de tout circuit touristique. Un marché dans une petite ville où la transaction exige patience et bonne volonté des deux côtés.

Si vous surveillez votre budget
En Roumanie, un repas dans un restaurant correct coûte entre 10 et 15 € par personne. Un hôtel 3 étoiles bien situé à Bucarest ou Cluj tourne autour de 70 à 90 € la nuit. Les trains interurbains dépassent rarement quelques euros.
Attention toutefois : les stations bulgares peuvent être plus chères qu’on ne l’imagine en été. Les Sables d’Or en juillet ressemblent davantage à une destination de charter qu’à une escapade bon marché. Hors saison, les deux pays restent très abordables.
Toute l’année, la Roumanie offre le meilleur rapport qualité-prix.
Le verdict
Une semaine, soleil et sable, vacances sans prise de tête : la côte de la mer Noire a du sens.
Si vous avez deux semaines, la réponse est simple : commencez par la Bulgarie, terminez par la Roumanie. Le contraste fait le travail à votre place.
Une semaine, quelque chose qui reste après votre départ : la Roumanie est la réponse.
La plupart des gens qui visitent la Roumanie une fois y reviennent. La Bulgarie fait rarement cet effet.
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